Go Baby Go, i've got a Back Baby Back (la la la)

Go Baby Go, i've got a Back Baby Back (la la la)

KAP BAMBINO - red sign

et un petit solo ACDC pour bien s'endormir

Je m'appelle Camille et j'ai des fossettes en bas du dos. quand je ne comprend pas quelque chose où que je ne maîtrise pas une situation je deviens la personne la plus têtue au monde. j'adore m'asseoir et regarder passer les gens. je collectionne les chaussures à talons mais je déteste en porter. je dois me faire recenser et passer mon code. dorénavant j'allume mes gauloises avec un feu pâquerettes. je mange plus de sushis que le japonais de base. j'ai toujours une musique dans la tête. quand je dors je fais un 360 dans mon lit et souvent je me réveille les pieds sur le radiateur et ça brûle. rien ne me bouleverse plus qu'un air de piano. je trouve que "ébauche fanée" est une très belle expression. je bois plus de café que ne me le permet mon cardiologue. j'ai repeint mon plafond en bleu. je ne fais confiance qu'à trois personnes sur terre. on me dit souvent que je sens la barbe à papa. je suis attirée tel l'aimant dans les magasins princesse tamtam et c'est absolument incontrôlable. j'utilise un mascara bio. j'ai offert un crème Elizabeth Arden à ma mère et parfois je lui pique. les vis de mon placard à fringues ont sauté à l'arrière. je ne crois pas au hasard mais au destin. ma cire pour m'épiler les jambes ressemble à du miel et à chaque fois ça me perturbe. parfois je suis un poney. quand je suis triste je joue de la guitare ou j'écoute de la musique classique. dans une autre vie j'étais une marmotte. mes yeux ont une couleurs toujours indéfinie. je n'arrives pas à économiser plus de 100¤ et je sens que ça va poser problème dans ma vie future. je pense que "how i met your mother" est la seule série qu'on peut regarder n'importe quand n'importe où. si je ne porte pas mes bracelets et mon parfum je ne sors pas de chez moi. je ne peux pas m'empêcher de modifier tout ce que je touche. je suis excessive. je me ballade souvent toute seule en tête à tête avec ma clope parce que j'aime ça. je dis plus « putain » que « merci » et c'est le drame de la vie de ma mère. j'adore acheter des chapeaux même si je sais que je n'en met jamais. j'ai un petit coeur tout mou. j'ai un buste de Victor Hugo dans mon salon et parfois je lui parle et j'assume. un jour j'apprendrais la carte des cocktails du chat qui prise par coeur. j'adore fouiller dans le grenier de mon château parce que j'y ai déjà découvert trois lecteurs de vinyles. j'aimerais être un moine bouddhiste. je me débrouille toujours pour faire un détour par le palais de tokyo quand je suis à paris. je ne comprend pas pourquoi on m'interdit de ne me vêtir que d'un pull en cachemire trop grand. ça m'énerve quand les gens ne m'obéissent pas et c'est un élément tragique de ma vie. c'est souvent le bordel dans ma tête.
je m'en fou, et vous encore plus.
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# Posted on Thursday, 07 January 2010 at 4:19 PM

Edited on Thursday, 07 January 2010 at 5:05 PM

Hey have you met Ted ?

Hey have you met Ted ?
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# Posted on Monday, 28 December 2009 at 12:11 PM

Edited on Monday, 04 January 2010 at 12:34 PM

You're mistaken, i dont like what's going on, tell you too much conversation won't get you old.

You're mistaken, i dont like what's going on, tell you too much conversation won't get you old.
C'est trop de la balle Noël sauf que ce matin je me suis réveillée avec deux doigts de pieds congelés et à moins de les faire fondre au briquet je voyais pas comment les sauver. Du coup je me suis réenroulée dans le drap et j'avais encore plus froid et je me sentais complètement toute petite au milieu de lit immense puisque T. s'était levée depuis belle lurette, j'avais tellement froid que j'ai oublié de prendre toute la place - habituellement je me fais recaler parce que je la colle quand je dors, c'est un tic affreusement embêtant que je me coltine. Je me suis rendormie et vers midi C. et B. ont décidé qu'il était l'heure de mettre la musique à fond dans la chambre du dessous, c'est pas comme s'il y avait vingts autres chambres, non non il faut danser la vibe dans celle dont le bois du plafond est mon parquet. J'adore ma famille. Finalement j'ai été contrainte et forcée de me lever pour aller déjeuner, sauf que pour moi c'était le petit déj, et du foi gras au petit déj, ça passe mal, encore plus mal quand une bouchée ne se promène jamais sans sa gorgée de chablis. Je suis allée me recoucher au grand desespoir de tout ceux qui se roulaient par terre pour une partie de loup-garou. J'ai eu N. au tél qui était à la plage, précision : nous sommes en décembre, j'ai envie de dire juste gé la meuf et d'ailleurs je le dis.

pas de musique les amis, il va falloir attendre au moins le 29 décembre, date de retour dans la ville du crime et de la débauche (relever champs lexical de l'ironie)

# Posted on Saturday, 26 December 2009 at 12:36 PM

Edited on Friday, 01 January 2010 at 12:00 PM

go on and love her love her forever.

go on and love her love her forever.
Nous vagabondons à travers les rues, depuis des heures, des jours peut-être, je ne m'en rendrais pas compte. Les fioles de vodka et de rhum, les mégots laissés derrière nous permettraient à n'importe qui de retrouver notre trace. Je titube en chantant, je ris, je m'agrippe à lui, je tombe, je me relève, je fume, il fume, nous fumons, il boit, je bois, nous buvons, je ris, je l'aime, nous nous aimons, il m'aime, il m'aime, il m'aime.
J'ai la tête qui tourne, je ne sens plus mes doigts mais demain j'aurais oublié.
Je m'assois sur le trottoir, je tombe soudain de fatigue, il s'assoit à côté de moi, je ris, je m'allonge, il s'allonge aussi.
Je passe mes mains sur mon visage, ça me rafraîchis, j'ai très chaud tout d'un coup, je dis "J'ai chaud", il me répond "Met des glaçons".
J'enlève mon pull.
Le contact du sol gelé avec ma peau me fait frissonner violemment, comme une décharge électrique tout le long de ma colonne vertébrale. Et puis j'oublie.
Je pose mes mains sur mes yeux. C'est comme s'ils étaient anormalement lourd. Je sens qu'il pose ses mains sur les miennes. J'ai deux couches de mains sur les yeux. Alors ça me fait rire. Je ris sans pouvoir m'arrêter, et comme c'est contagieux, il se met à rire, et on rit, on rit, on rit, on en peux plus, on s'étouffe, on s'étrangle, on ne respire plus, on respire un peu , puis on rit, encore, et j'ai toujours tout un tas de mains sur mes yeux qui dorénavant pleurent.
Je ne pleure plus parce que je suis triste, je pleure parce que je l'aime trop.
Je prends ses mains entre les miennes, je les écarte de mon visage et je les regarde. Je les embrasse et je les regarde encore. Je lui dit "Elles sont belles, tes mains", et puis j'oublie, et je ne comprends pas pourquoi il me dit "C'est toi qui est belle".
Je dis "J'ai envie de mettre du parfum", il ne répond pas mais il enfouie sa tête dans mon cou.
Ça me chatouille.
Je lui dis "Tu me chatouilles" et il me répond "Chat-touille".
Je ris.
Il dit qu'il aimerait voir les étoiles mais que les arbres nous bouchent la vue.
Je réponds "On a qu'à couper l'arbre".
Au bout d'un moment j'ouvre les yeux en ayant oublié que je les avaient préalablement fermés et il n'est plus là. Il est parti sans que je m'en rende compte. Je panique et me relève. Il est allongé sur la route. Je me lève et je vais le rejoindre.
Je m'allonge à côté de lui.
Il dit "Je suis pas mort".
Je réponds "Si tu étais mort, je serais morte" et je l'embrasse.
Il me montre les étoiles et il me dit que certaines forment le mot "cellophane".
Je ne sais plus ce que veux dire "cellophane" alors je m'allume une cigarette.
C'est ma dernière.
Je lui dit "Si tu m'aimes tu me donne toutes tes cigarettes".
Pour toute réponse il se met à chanter "Un château en Espagne".
Ça m'énerve alors je lui demande s'il m'aime.
Il répond "Non".
Trou noir.
Je rouvre les yeux et il me dis "Je t'aime, je t'aime, je t'aime".
Je suis triste. Je me sers dans son paquet et je m'allume une cigarette, je me met à pleurer. Il est en train de finir une fiole de whisky allongé sur le dos.
Je lui arrache des mains et je la lance contre le mur de l'autre côté du trottoir. Je hurle "Arrète!". Il me fixe sans rien dire. Je hurle encore "Pourquoi tu fais ça?"
Il me regarde et sa clope fait du brouillard devant son visage. Je m'accroupis à côté de lui et je lui souffle "Tu me détruis".
Il me dis "On se détruit ensemble".
Je hurle plus fort "Je veux pas qu'on se détruise"
Il n'écoute pas.
Je lui prend le visage entre les mains. Je murmure "On arrête, je t'en pris, on arrête".
J'aimerais tellement qu'on arrête. Ça. Tout ça. Les clopes, l'alcool, la drogue, la débauche, le néant. On est aspiré dans un trou noir. Encore plus noir. Il m'aspire dans un trou noir, avec lui, et c'est de sa faute, tout ça. Si je suis là, s'il est 5 heure du matin, qu'on est avenue de Malmaison, que j'ai plus de clopes et 4,6g dans le sang. C'est de sa faute si je ne vais plus au lycée. Je ne veux pas montrer aux autres que je ne suis plus rien. Je ne veux pas que les autres me voient. Parce qu'ils ne me verraient pas. C'est de sa faute si j'ai des cernes violets sous les yeux, si je ne suis pas coiffée, si je pue le tabac toute la journée, si mon vernis s'écaille, si je dors plus chez moi mais chez lui.
C'est de sa faute si je l'aime à en crever.
Parce que c'est ce qui va finir par nous arriver si on continue.
Crever.
Je me lève. Je remonte sur le trottoir et je récupère mon pull. Un cachemire gris. A lui. Je l'enfile et ça me fait les cheveux électrique. Je sens un frisson me parcourir à cause de l'électricité statique. Ça me donne les larmes aux yeux, alors je m'accroupis, je m'allume une clope, à travers mes larmes, je le vois toujours sur la route, allongé, il a le bras levé comme s'il comptait les étoiles.
Je crie "Je t'aime".
Il baisse son bras.
Il roule sur la côté.
Il me regarde.
Il me crie :
"Moi aussi".
PONY PONY RUN RUN :
RATATAT :
seventeen years
kennedy
shempi
lex
we are daft punks

# Posted on Wednesday, 09 December 2009 at 6:42 AM

Edited on Friday, 18 December 2009 at 12:00 PM